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Notre histoire

En décembre 2001 se constitue, d’abord entre des travailleurs du secteur périnatal d'hôpitaux universitaires bruxellois, un lieu de rencontre, de confrontation et d’élucidation de situations périnatales problématiques ; l’initiative est prise en lien étroit avec l'AFREE (« Association de Formation et de Recherche sur l'Enfant et son Environnement » à Montpellier, dont la section périnatale était dirigée par Françoise Molénat et orientée vers la promotion de l'accueil du bébé en situation de vulnérabilité). La démarche initiale vient d'une prise de conscience d’évolutions nouvelles et interpellantes en périnatologie au début du XXIème siècle :

 

- Multiplication des décisions à négocier entre équipe médicale et futurs parents à partir du développement des diagnostics et des possibilités - ou des impossibilités - d'intervention tant dans le secteur obstétrical que néonatal.

- Ouverture d'un espace médical concernant un enfant devenu « patient » à part entière

- Implication de nombreux intervenants et nécessaire interdisciplinarité autour de ces questions cruciales de vie, de mort naturelle ou programmée, de handicap qui imposent de trouver un langage commun pour un travail cohérent.

- Impact émotionnel et relationnel à court et long terme sur tous les acteurs impliqués, tant au niveau de la construction de la famille du cercle parental qu'au niveau de la fonctionnalité et de la motivation des équipes intra- ou extra-hospitalières.

- Besoin d'en parler, de confronter les pratiques, de chercher à les rendre plus assimilables ...

 

Cette initiative s'étend rapidement pour concerner le CHU Saint Pierre, les Cliniques Universitaires Saint-Luc (CUSL), le CHU Brugmann-HUDERF et l'Hôpital Universitaire Erasme, puis bien d’autres équipes hospitalières et ambulatoires. Les travailleurs impliqués sont des obstétriciens, des sages-femmes, des néonatologues, des cardiopédiatres, des anesthésistes, des généticiens (et autres spécialités impliquées), des infirmières pédiatriques, des travailleuses sociales, des (pédo)psychiatres et des psychologues, des professionnels de l’ONE (médecins et PEP’s), sans oublier les kinésithérapeutes ou psychomotriciens ainsi que bien sûr les médecins généralistes et bien d’autres travailleurs des réseaux ambulatoires.

 

Depuis avril 2002 jusqu’à ce jour, le groupe a organisé de nombreuses réunions et quatre formations complètes en quatre sessions chacune sous la supervision de Françoise Molénat. La méthodologie de ce type de formation est décrite dans un résumé à consulter sur ce site (Nicole Van Regemorter).

La dénomination du GiP inclut la dimension « interdisciplinaire » et « interuniversitaire »

« Décloisonner » est un objectif important, décrit dans les débuts du GiP par Luc Roegiers, Marie-Laure Gustin et Reine Vander Linden de cette manière :

« La méthodologie proposée par le GiP a un impact sur la façon de travailler dans l’institution. Elle est source de multiples décloisonnements :

- Décloisonnement inter-spécialités : car il ne peut plus être question par exemple d’un obstétricien défendant les supposés intérêts d’une mère face au pédiatre supposé plaider pour l’enfant. On n’est plus dans la logique d’une spécialité face à une autre mais la question devient : « Comment s’articuler dans les meilleurs intérêts des parents en lien avec leur enfant ? »

- Décloisonnement interdisciplinaire : par exemple, l’intervention du psy n’a de sens pour les parents que si elle est connectée à la préoccupation des soignants. Ou encore ce qu’amène la sage-femme, l’infirmière, ou une autre professionnelle est crucial pour l’adéquation du médecin : il sera ainsi mieux en mesure de tenir compte de la compréhension, du rythme d’assimilation, des émotions des

parents.

- Décloisonnement inter-centres et inter-universités : la société est pluraliste, les patients circulent entre les institutions et n’ont généralement rien à faire des frontières et concurrences.

- Décloisonnement enfin entre univers intra- et extra-hospitalier : les liens avec les professionnels du réseau (équipes de sage-femmes, ONE, SAJ, lieux d’accueil, travailleurs de l’inter-culturalité, plannings, CPAS, services de santé mentale, associations diverses, gynécos, pédiatres et généralistes traitants…) doivent aussi être pris en compte car ils continuent de tisser la trame soutenant

les jeunes parents.

De ces décloisonnements peut naître une attitude plus cohérente qui va aider les parents à mettre ensemble également les fragments, les angles d’approche de leur grossesse, de leur enfant. Si cette cohérence augmente, le sentiment de sécurité et de compétence parentale augmentera. Mieux accueillis autour de l’événement grossesse-naissance, les parents ont de meilleurs atout pour accueillir leur enfant. C’est là la base d’une nouvelle prévention et un terrain d’action considérable pour les psys et pour tous les professionnels. En particulier, le psy ne peut plus être le sous-

traitant d’aspects humains qui auraient échappé à ses collègues. Depuis l’apparition de sage-femmes et infirmières de coordination, il n’est même plus le seul garant de la continuité. Il devient un catalyseur particulier de la communication et de la cohérence dans les services concernés par la naissance, soutient les équipes au cœur de leur activité et se tient prêt à passer d’une position d’intervention indirecte à une intervention directe lorsque la confiance est en voie d’être établie.

 

Ce texte est toujours d’actualité, mais les moyens d’action ont dû évoluer. La réalité plus cadencée des équipes rend la démarche du GiP de plus en plus cruciale, mais lui a imposé depuis 2018 à renoncer aux exigences d’une formation longue et intensive de quatre modules d’une semaine sur deux ans. L’opportunité académique de greffer certaines formations transversales et innovantes dans le format d’un diplôme universitaire reconnu (deux semaines et un travail de fin d’études) a mené le GiP à confier sa formation continue à un Certificat Interuniversitaire toujours partagé entre UCLouvain et ULB : https://uclouvain.be/prog-2025-peri2fc

Le GiP est en lien étroit avec ce certificat et reste en outre disponible aux demandes de formation et d’accompagnement des équipes. Il poursuit également avec ses moyens limités l’organisation de journées d’étude (voir sur ce site les affiches et diaporama des journées, et l’annonce de la prochaine édition en actualités).

Il est à noter que le terme « interdisciplinaire » est de plus en plus remplacé par « transdisciplinaire » pour insister sur la cohérence du parcours vécu par l’usager.e dont la voix est répercutée au GiP par des représentantes d’associations d’usager.e.s et par les témoignages exposés ou enregistrés.

 

En 2025, des missions sont redéfinies en bureau du GiP par la nouvelle génération en continuité avec l’ancienne :

« L’association GiP

· stimule la réflexion, y compris afin de développer de nouveaux outils auprès des équipes et travailleurs de la périnatalité demandeurs de support ;

· pour une meilleure cohérence transdisciplinaire dans tous les lieux de soins et de services ;

· et donc une plus grande continuité des soins et des accompagnements ;

· elle diffuse des modèles et processus qui permettent de réaliser cette mission ;

· elle organise des formations et des événements (colloques) dans ce même objectif .

Elle recherche continuellement de nouvelles stratégies innovantes »

 

L’équipe du GIP (bénévole) est constituée de professionnels de périnatalité dont la composition actuelle est la suivante :

Aline Schoentjes (Sage-femme), Caroline De Coninck (Obstétricienne), Cathy Barrea (Cardiopédiatre), Nathalie Crasselts (Infirmière néonatale de liaison), Elodie Hamon (Sage-femme), Charlotte de Gelas (Obstétricienne), Julie Belhomme (Obstétricienne), Michèle Warnimont (Sage-femme), Catheline Hocq (Néonatologue), Marie-Laure Gustin (Psychiatre), Luc Roegiers (Pédopsychiatre), Reine Vander Linden (Psychologue), Marie Kirsch (Psychologue), Nathalie Chatelle (Psychologue), Sarah Colman (Psychologue).

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